24 avril 2022. Le temps s’est détraqué hier et cet après-midi, la pluie s’est mise à tomber. Aujourd’hui, la France retient son souffle. J’ai une très grosse appréhension et ne suis pas le seul. Vingt ans plus tôt, nous étions plus d’un million dans les rues des grandes villes pour dire notre horreur, notre honte du résultat du premier tour des élections présidentielles. Sur Paris, nous étions tellement nombreux à vouloir défiler entre République et Bastille que toutes les rues pour descendre vers la Seine de la place de la République étaient bondées. Aujourd’hui le danger semble bien plus imminent. La fille a remplacé le père et, depuis son échec aux précédentes élections, elle dissimule les idées qui sont les siennes, en promettant plus de social. C’est à vomir. Il y a 20 ans, je m’étais dit que si son père arrivait au pouvoir, je quittais le pays. Depuis, j’ai vieilli et ne voit pas où je pourrais aller.
J’arpente depuis une semaine les monts de la Madeleine au dessus de Roanne pour mon projet “les 4 saisons” et cet après-midi j’atterris devant l’arboretum d’Arçon. Le regard des arbres m’entoure et réussit à m’apaiser.











